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 Une chanson douce

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Marie

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MessageSujet: Une chanson douce   Dim 4 Mar - 6:51












C'était une nuit de mars, froide et tempétueuse. Couché sur le dos, comme si le vent l'avait culbuté : un pâle croissant de lune. La nuit luisait comme un tissu de fête, léger, aux fuyantes effilochures nuageuses. Lorsqu'ils arrivèrent sur la place, le vent coupait presque la parole, soulevait un puissant tourbillon de poussière. Arrivés devant l'immense bâtisse, les ramures squelettiques du jardin flagellaient les grilles.



Une sueur d'angoisse l’étranglait. La face blême, la voix entrecoupée...



Le vestibule où ils entrèrent était brillamment éclairé.

- Que se passe-t-il ? Où l'avez vous donc retrouvée, encore ?

La petite fille versa des larmes sur les mains de l'homme qui venait de la ramener.


Elle tenta de placer quelques mots.

- Tais-toi ! Monte dans ta chambre, je vais m'expliquer...

Monsieur Jean présenta ses salutations à l'homme qui avait gentiment ramené la petite, tandis que celle-ci gravissait l’escalier du premier étage, doucement, curieuse, à pas de loup, pour saisir des bribes de la conversation. Cet inconnu allait-il raconter où il l'avait recueillie ?

- Oui ! Encore merci de nous l'avoir ramenée, elle est infernale et ne connait que les fugues, elle n'est, assurément pas le meilleur échantillon que nous possédons.

La petite fille tenta de s'endormir encore toute habillée… Prête pour l'interrogatoire du lendemain ? Attendons !.... Elle savait déjà qu'elle sentirait comme un vide et un froid parcourant son petit corps.

Après une nuit agitée, Mallory descendit doucement les escaliers. Son visage rond et ses pommettes rosies, lui donnaient un petit air de poupée russe. Sa lourde chevelure brune flottait sur ses épaules. Monsieur Jean l'attendait, les deux mains posées sur les hanches, les lèvres pincées. Elle le toisa avec étonnement, comme elle savait si bien le faire chaque fois qu'il manquait de tact.

- Tu es vraiment insupportable !
- Pas vis-à-vis de vous, Monsieur Jean.
- Ah ?
- C'est à cause de cette vie que je ne supporte pas, j'ai sans cesse envie de m'enfuir !

Elle était si fraîche. Sans défaut, presque, comme une petite fille de douze ans. Non dépourvue de caprices, mais dépourvue de toute méchanceté. Parfois, elle avait du mal à riposter, elle se contentait d'être blessée pour quelque temps encore. Lorsqu'elle posait ses grands yeux sur lui, comme maintenant, et qu'il demandait des comptes, il pouvait ressentir une immense antipathie. Presque de la colère, surtout parce qu’elle voyait, parce qu'elle croyait qu'elle avait raison et que lui ne pouvait s'empêcher de se défendre.

- Tu as de la chance d'avoir un toit, Mallory, tu sais… Il y a je ne sais combien d'enfants abandonnés !
- Monsieur Jean, je suis une petite fille abandonnée, moi aussi !
- Mallory ? Tu n'es pas bien chez nous ?

Les lèvres de la petite fille étaient incolores, comme un pétale de rose sous la neige.

- Je voudrais être grande, Monsieur Jean... Je voudrais..je voudrais être une belle étoile aussi.

Mallory, murmura-t-il en suivant la forme de sa tête avec ses deux mains...

- Tu es aussi belle qu'une étoile.


Elle rejeta sa tête en arrière en riant.

- Une jolie étoile, oui...mais je te voudrais, moins "filante"...

Là-dessus Monsieur Jean baissa ses yeux de faïence froide. Un moment elle le regarda en douce. Il se leva, poussa un cri et se frappa le front.

- Mallory, va prendre ton déjeuner, ma femme t'attend dans la cuisine.
- Bonjour m'dame.
- Tu as bien dormi petite ?
- Oui m'dame, et vous ?
- Assieds-toi je dois te parler.

Le poêle ronflait bien, néanmoins l'ambiance était glacée. Le lait qu'elle avait mis à bouillir se sauva. Une odeur écœurante de lait brûlé se répandait et ses yeux picotaient un peu.

- Mallory…
- Oui ?
- Mallory, il faut que tu saches, tu es grande à présent... Monsieur Jean et moi ne sommes que tes parents adoptifs... Mallory partait à la dérive comme un banc de glace.

- Ma mère ?
- Décédée à ta naissance.
- Et mon père ?
- Inconnu !
- Inconnu ? dit-elle en se raclant la gorge par l'émotion.
- Je ne comprends pas ! J'avais des parents dans l'autre maison ? Mais d'où me connaissez-vous, hurla la petite, en pleurant...
- Tu resteras avec nous, jusqu'à ce que tu atteignes tes 18 ans, tu es bien ici, dis moi, Mallo ?

Un frisson la parcourait, de multiples visages hantaient péniblement ses souvenirs. Elle éprouvait de l'incompréhension, un dégoût de la vie; elle s'en retourna dans sa chambre, là-haut, le cœur serré, en murmurant : « maman, morte à ma naissance, maman, morte à cause de moi ? papa inconnu ? »

Madame Jean se contenta de hocher gravement la tête et se remit à marcher, arpentant de long en large la pièce principale. Les reflets dansants des flammes sur le poli du buffet et les sursauts inquiétants des ombres au plafond prenaient un caractère lugubre....

Monsieur Jean s'approcha de sa femme.

- Dis moi ? La petite ne savait donc pas que sa mère était décédée le jour de sa naissance ?
- Je ne sais pas trop, elle n'y parait pas, mais c'est une enfant avancée.
- Elle n'est pas gaie cette petite, tu l'as vue sourire, toi ?
- Non !... Enfin...si, un peu parfois, et d'autres fois, elle semble suivre une voie ténébreuse toute tracée. L'instit va jusqu'à dire, qu'elle se retire souvent, seule dans un coin de la cour, lors des récréations; qu'elle écrit des petits bouts de phrases sur des papiers, qu'elle les serre entre ses mains comme des secrets précieux. Elle semble vouloir mener une vie retirée, comme si elle voulait échapper à la véritable existence.

- On dirait l'enfant sauvage, tu ne trouves pas ?
- Elle souffre, voyons, c'est différent. Elle est sensible et raffinée et n'oubliera jamais que son manque de maman est handicapant. Sa vraie peine, Dieu l'a déjà fixée, qui peut aller au-delà ? La bible le dit d'elle même : Dieu ne nous éprouve jamais au-dessus de nos forces.
- J'émets le vœu qu'elle cesse de nous faire tourner en bourrique
- Et moi, j'émets le vœu que tu l'aimes davantage...comme si elle était notre fille, est-ce possible Jean ? Souviens-toi toujours que l'amour n'a pas de limite, donc pas d'excuse pour nous.
- Ici, elle ne manque de rien voyons !
- N'as-tu pas vu dans ses yeux tout à l'heure, il y brillait une infinie détresse...
- Cette petite se fabrique un personnage dont les racines m'échappent !
- Elle ne connaît pas, justement ses racines, tout le drame découle de là. Les enfants se plaisent à s'inventer des personnages, cela n'a rien de surprenant, des petites entorses à la vie qui peuvent apporter une joie certaine, une joie de vivre, quand bien elle serait éphémère. Il y a même des adultes qui prétendent être quelqu'un de notable, et lorsque l'on gratte un peu le vernis on a, hélas, envie de prendre ses jambes à son cou....

Il resta encore un moment assis, sa pipe éteinte dans la main, puis se leva lentement et monta à l'étage. Sa femme le suivit de près, puis s'arrêta devant l'escalier comme si elle savait qu'elle risquait de le vexer en l'accompagnant jusqu'au bout.

Mallory se leva d'un bond.

- Les cloches ! Les cloches ! Monsieur Jean.
- Tu sais les reconnaître, Mallory ?
- Oh oui !
- Il y a beaucoup d'églises ici, tu sais.
- Je sais, je sais, il y en à trois.
- Deux églises, Mallo , et une chapelle.
- Les plus proches, sonnent souvent au même moment, comme dans un chœur. Certaines sont si lointaines l'on dirait un écho. Certaines ont un ton doux, d'autres, plus perçant.


Ainsi, elle fit un geste, mit ses deux mains sur sa tête, se mit à tourner, comme si elle dansait, descendit et perdit ses pantoufles, qu'elle ne ramassa pas.

- Va vite t'habiller Mallory, nous allons faire les magasins
- Les magasins....Maminou ? ?

Mallory enfila ses chaussures et son manteau dans la minute qui suivit.


Elle s'agrippa au bras de Madame Jean.

- On va t'acheter de nouvelles chaussures
- Et... je pourrai les choisir moi-même ?
- Nous allons voir...

Le poids qui lui comprimait la poitrine s'allégea comme par magie.

Mallory essaya maintes paires de chaussures, pour finalement, repartir avec une paire de clarks. Déjà une idée germait en elle : dessiner le plus tôt possible, dessus.

Madame Jean l'observait. Elle avait toutefois beaucoup de mal à tempérer ses discussions. Cette maman décédée à sa naissance la poursuivait. Mallory, pourtant jeune et pleine de fougue, perdait pied chaque fois qu'elle tentait de poser une image sur ce visage inconnu...Vrai, elle avait toute la vie devant elle pour tempérer ses élans. On dit que c'est de la différence que nait la richesse, mais sa façon de communiquer, avec un entourage restreint, apportait des réponses stériles à certaines de ses questions.

Madame Jean entra à la boulangerie, priant Mallory de bien vouloir l'attendre sagement à l'extérieur.

Une minute d'inattention, et voilà que Mallory se sauve à toute vitesse, pousse la porte de la première église qui se trouve sur son chemin, et s'y glisse. Elle se blottit dans un recoin quelques minutes, s'avance, s'empare d'un petit cierge et l'allume. Murmure tout bas :

- C'est pour toi maman, parce que je t'ai fait mourir à ma naissance et que tu me manques tous les jours...

Doucement, tout en essuyant ses yeux, elle vint s'asseoir sur un siège, seule, au milieu de toutes les autres chaises, face à l'autel. Les yeux fermés, les larmes coulaient sur un passé, inconsolable, une petite enfance qu'elle n'avait pas eue. Elle le savait, le passé, on ne le refait pas, on peut tout au plus le revisiter, pour en chasser les vieux démons. Parler avec quelqu'un de neutre lui ferait un bien énorme. Vider son cœur ? Se réconcilier avec elle même ? Mais..… mais, quand le cœur bat pour un fantôme...

Mallory venait souvent rôder par ici comme si quelque chose de plus fort que la raison l'attirait en ce lieu. Une main posée doucement sur son épaule, la fit sursauter, rouvrir les yeux.

- Ne bouge pas, dit la voix…

Néanmoins, Mallory se retourna et vit un homme, un personnage assez âgé, exceptionnellement beau.

- Vous m'avez fait peur, m'sieur.
- Depuis combien de temps viens-tu ici, petite ?

Tremblante, elle lui répondit :

- Je...je..heu..je suis bien ici, je parle à Dieu, tout est calme, je me sens bien. Dieu me prête attention et là, je sais que j'existe, vous comprenez ? Mais qui donc êtes-vous m'sieur ?
- Ne pose pas de question Mallory, je veux ton bien.
- Mais...vous connaissez mon prénom ?
- Je serai là chaque fois, que tu en éprouveras le besoin, petite
- Quel âge avez-vous ? D'où venez-vous ?
-....Je n'ai pas d'âge. A bientôt, et surtout...chasse bien ton chagrin, promets-moi ?

Le beau vieillard disparut, et Mallory resta perplexe.

C'est étonnant qu'il connaisse mon prénom ?....Et, si je rentrais à la maison ou bien ils vont encore lancer un avis de recherche.

- Ah ! Ce n'est pas trop tôt, où étais-tu Mallory ?
- A l'église, Maminou.
- A l'église ? Mais pourquoi donc ?
- ...
- Réponds moi Mallory.
- J'ai mis un cierge pour maman.
- Mais, Mallo, tu n'avais pas d'argent !
- Ben oui, je sais, mais j'ai récité un "je vous salue Marie" à la place.
- Ah...
- Vous comprenez madame Jean, pour moi cela à autant de valeur, je n'ai rien volé, j'ai échangé, et Dieu, lui, il préfère le son d'une belle prière plutôt que le bruit d'une pièce qui tombe dans une boite.

Madame Jean entama une quinte de rire blessé, qui n'en finissait pas de lui secouer les épaules.

- Ne vous inquiétez pas trop pour moi, car votre inquiétude ne changera pas grand chose à ma condition. J'ai douze ans m'dame, je ne suis plus une petite fille. Ces voyages de maisons en maisons, çà me donne la nausée, à moi ! ballotée, çà et là, çà vous aurait plu à vous ?

Dans ses moments de solitude , elle flirtait entre le vrai et le faux, elle écrivait, elle méditait, elle rêvait, elle se sentait amputée de sa maman...

- Je parle à qui quand j'ai mal ? quand mes nuits me semblent plus longues que mes jours ?
- Calme, toi, Mallory , tu fais mal, tu te fais mal !

La petite pleurait et continuait...

- Finalement c'est dans la solitude absolue que j'éprouve le plus besoin d'écrire, d'écrire tout ce qui me traverse la tête. Je crois que c'est dans cette solitude que j'écris ce qui me ressemble le plus..



à suivre...




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Rodes

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MessageSujet: Re: Une chanson douce   Dim 4 Mar - 8:16

J'avais déjà lu ce texte, en d’autres lieux. Alors, comme toujours, il y a beaucoup de matière humaine, de finesse et d’observation judicieuses. Mais le style me semble maladroit, c'est dommage.
Par exemple:

"Dans ses moments de solitude , elle flirtait entre le vrai et le faux, elle écrivait, elle méditait, elle rêvait, elle se sentait amputée de sa maman... "

Pourrait s'écrire:

Dans ses moments de solitude, elle oscillait entre vérité et mensonge, écrivait, méditait, rêvait, comme pour combler le vide laissé par cette maman cruellement absente.

Et cela pourrait s'applique à la quasi totalité du texte.
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Marie

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MessageSujet: Re: Une chanson douce   Dim 4 Mar - 11:09

Citation :
J'avais déjà lu ce texte, en d’autres lieux. Alors, comme toujours, il y a beaucoup de matière humaine, de finesse et d’observation judicieuses. Mais le style me semble maladroit, c'est dommage.
Par exemple:

"Dans ses moments de solitude , elle flirtait entre le vrai et le faux, elle écrivait, elle méditait, elle rêvait, elle se sentait amputée de sa maman... "

Pourrait s'écrire:

Dans ses moments de solitude, elle oscillait entre vérité et mensonge, écrivait, méditait, rêvait, comme pour combler le vide laissé par cette maman cruellement absente.

Et cela pourrait s'applique à la quasi totalité du texte.

Je fais ce que je peux, vous savez Jérôme, je ne suis pas une professionnelle...



Citation :
Et cela pourrait s'applique à la quasi totalité du texte
là je suis un peu en panique...je ne pose pas la suite...comprenez moi No

Je vous souhaite une bonne soirée,

Marie pale
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Rodes

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MessageSujet: Re: Une chanson douce   Dim 4 Mar - 11:33

Citation :
là je suis un peu en panique...je ne pose pas la suite...comprenez moi

Vous avez tort car le fond est vraiment intéressant. Je ne suis pas non plus un professionnel. Je pense que nous pouvons nous entraider, voilà tout. Pour ma part j'ai toujours tenu compte des critiques formulées à l'encontre de mes écrits. C'est la façon la plus efficace d'évoluer. Je sais que vous avez donné beaucoup de vous pour écrire cette nouvelle. Je sais aussi comme il est difficile d'écrire alors, restons tous modeste et tâchons d'avancer ensemble.

Jérôme
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Marie

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MessageSujet: Re: Une chanson douce   Dim 4 Mar - 12:27

Oui, j'ai beaucoup travaillé pour écrire cette nouvelle, mais comment tout reprendre?...

Je crois que dans un premier temps, je poserai ma première écriture...

Excusez-moi j'ai pâli un peu...Jérôme


Marie
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Rodes

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MessageSujet: Re: Une chanson douce   Dim 4 Mar - 12:32

Citation :
Je crois que dans un premier temps, je poserai ma première écriture...

Postez-le tel quel. Vous savez, il y a quelques trucs pour écrire. Par exemple ne pas hésiter à mettre des points, éviter les répétitions, faire attention à respecter les temps. Tout ceci est très simple et demande simplement un peu d'organisation. Nous sommes tous des amateurs, ici. J'ajoute que mon point de vue ne fait pas office de vérité universelle, c'est juste un point de vue parmi d'autres.

Jérôme
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SUGAR FILLY

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MessageSujet: Re: Une chanson douce   Mer 21 Mar - 7:57

c'est une plume sensible et douce !

Je crois que chacun de nous mérite
une lecture, aucune poésie, aucun texte n'est parfait !

la poésie ou la prose s'écrit avec le coeur..

à chacun d'écrire avec ses mots, ses maux
ou ses joies..merci à toi MARIE..
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MessageSujet: Re: Une chanson douce   

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